BETTER Essai Contrôlé Randomisé (ECR)

L’objectif du projet BETTER initial était de déterminer si la prévention et le dépistage du cancer et d’autres maladies chroniques telles que le diabète et les maladies cardiovasculaires pouvaient être améliorés dans le contexte de la médecine familiale. Le projet BETTER consistait en un essai clinique aléatoire pragmatique par groupes basé sur le cadre de travail sur la prévention et la prise en charge des maladies chroniques du ministère de la santé et des soins de longues durées de l’Ontario (Prévention et gestion des maladies chroniques : Cadre de travail de l’Ontario).

Le projet BETTER initial se situait dans le contexte de huit équipes de soins primaires (ESP) en milieu urbain dans deux villes canadiennes (Toronto, Ontario et Edmonton, Alberta). Les ESP consistent en un modèle intégré de prestation de soins primaires qui incluent une équipe interprofessionnelle. Elles fonctionnent selon un système collaboratif pour fournir des soins de santé primaires complets, accessibles et coordonnés aux patients inscrits. L’équipe comprend généralement un médecin de première ligne, un infirmier praticien spécialisé, un infirmier, un diététiste et un pharmacien, ainsi que d’autres professionnels de la santé.

Huit ESP ont pris part au projet BETTER, quatre dans chaque ville. Quatre médecins de première ligne (MPL) au sein de chaque ESP ont également participé, pour un total de trente-deux MPL (seize dans chaque ville). Dans chaque ville, deux des quatre MPL ont été assignés de façon aléatoire au groupe d’intervention sur les patients (seize MPL au total pour les deux villes).

 
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Ce schéma a donc conduit aux groupes suivants :

  • Huit ESP où les patients recevaient une intervention uniquement au niveau du cabinet médical
  • Huit ESP où les patients recevaient une intervention uniquement au niveau personnel
  • Huit ESP où les patients recevaient à la fois une intervention au niveau du cabinet médical et au niveau personnel
  • Huit ESP où les patients et le cabinet médical continuaient à suivre les procédures habituelles

Intervention au niveau du patient – Facilitation interne

L’intervention de facilitation au niveau du patient a fait appel à huit praticiens de prévention (un par ESP), professionnels de la santé disponibles au sein de chaque ESP et choisis par le cabinet médical pour assumer ce rôle. Les praticiens de prévention ont reçu une formation spécialisée sur l’approche BETTER d’utilisation de méthodes de prévention et de dépistage basées sur des données probantes. Ces praticiens rencontraient les patients en privé (« visite de prévention ») pour évaluer leur risque de maladies chroniques et pour les aider à établir des objectifs pour la prévention et le dépistage des maladies chroniques (PDMC). En prenant les décisions ensemble, le praticien de prévention et le patient développaient une « ordonnance de prévention » personnalisée et basée sur les antécédents familiaux et médicaux et les risques de maladies chroniques du patient. Cette ordonnance de prévention personnalisée pouvait aussi comporter des recommandations pour passer des tests de dépistage et/ou, si nécessaire, pour des programmes de modification du mode de vie.

Intervention au niveau du cabinet médical – Facilitation externe

L’intervention de facilitation au niveau du cabinet médical impliquait deux facilitateurs de prévention (un par ville). Ces personnes étaient extérieures au cabinet médical et avaient suivi une formation sur l’approche BETTER pour les ESP. Chaque facilitateur avait reçu une formation au Centre for Effective Practice (CEP) (Centre pour des pratiques efficaces) et en Quality Improvement and Innovation Partnership (QIIP) (Partenariat pour l’amélioration de la qualité et l’innovation) pour travailler avec des représentants de chaque ESP afin de développer des continuums de PDMC pour chaque technique utilisée dans l’approche BETTER. Chaque facilitateur évaluait l’utilisation par les cabinets médicaux de leurs dossiers médicaux informatisés (DMI) et préparait une « ordonnance de prévention » destinée à adapter les DMI à la PDMC (p. ex. lettres d’invitation pour les patients, contrôle et commentaires, aide à la décision) et personnalisée aux besoins de chaque ESP. Cette ordonnance visait à optimiser l’utilisation des outils et des ressources disponibles pour les cabinets médicaux.

Résultats de l’étude BETTER

Le recrutement pour l’étude BETTER a commencé en août 2010 et s’est terminé en mars 2011. Au total 789 patients âgés de quarante à soixante-cinq ans ont été enrôlés. L’analyse des données a démontré un effet positif très prononcé de l’intervention de facilitation au niveau du patient et un faible effet de l’intervention de facilitation au niveau du cabinet médical.

Plusieurs instruments sont également nés du projet BETTER initial :

  • Des continuums de soins basés sur des données probantes pour chaque technique de prévention et de dépistage des maladies chroniques, dont des outils et « une boîte à outils » adaptée à un contexte de soins primaires
  • L’algorithme BETTER, un outil à l’usage des cliniciens sur la stratégie à utiliser pour parler de la prévention et du dépistage des maladies chroniques
  • Des outils éducatifs et d’entretiens motivationnels offrant de l’aide aux cliniciens lors de l’évaluation pour chaque patient des risques individuels de maladies chroniques et de son désir de changement.

Pour plus de renseignements sur les prochaines étapes du projet BETTER, veuillez cliquer ici.

 
 

 
 
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